La vie Notre école

L’école à la maison : la suite

June 26, 2014

 

À ma grande surprise, mon article sur l’école à la maison a reçu énormément de commentaires. Sa publication en Une de Hellocoton y est pour quelque chose, merci d’ailleurs de cette sélection ! J’en profite également pour remercier Margarida d’avoir réalisé la traduction en espagnol de l’article pour le portail Libertad Educativa !

J’avais rédigé volontairement un article assez sommaire, sans entrer dans les détails. Parce que c’est un sujet délicat, c’est un choix considéré comme marginal, et source de beaucoup de curiosité. Parfois bienveillante, parfois malveillante.

Parce que de temps en temps, quand on fait un choix qui sort un peu de l’ordinaire, l’interlocuteur peut se sentir agressé. Parce que quand on lui dit “je fais différemment”, il entend parfois “toi tu fais mal”.

Hors moi, ce n’est pas du tout le message que je souhaite faire passer. J’ai juste envie de dire que j’ai eu la liberté de prendre une route différente, et que comme ce n’est pas un sens interdit, ça ne devrait gêner personne en face ou derrière. Je roule doucement, en respectant le code, et j’aimerais qu’on puisse tous rouler ensemble comme ça, quelle que soit votre direction.

Et puis, vous avez été nombreux à venir me laisser un petit mot, je vous en remercie. Tout était globalement très positif et gentil et je pense que ce serait chouette que je réponde à vos questions. Alors voilà, en vrac, les réponses que je peux vous apporter, les détails sur nos choix, et notre façon de faire.

Attends une minute, c’est pas obligatoire, l’école ?

Non ! C’est l’instruction qui est obligatoire (de 6 à 16 ans) pas la fréquentation d’un établissement scolaire.

– Pourquoi ce choix ?

En voilà une bonne question ! Je suis tentée de répondre ainsi : pourquoi pas ?

Les questions du choix sont toujours délicates, je trouve. Parce que c’est très personnel, et parce que ça peut mettre ceux qui ont fait un autre choix dans une situation où ils se sentent jugés.

Le papa des enfants a bien aimé l’école, moi pas du tout. J’ai commencé par sauter une classe et puis j’ai eu une vie d’écolière cancre comme il se doit avec punitions, mauvaises notes et redoublement. En classe de première et terminale, j’ai eu la possibilité de choisir ce qui me plaisait vraiment : j’ai intégré une classe littéraire et j’ai pris l’option histoire de l’art et arts plastiques par correspondance car ce n’était pas disponible dans mon lycée. Je suis passée du statut de cancre à première de la classe, et j’ai eu mon BAC avec mention.

Quand la question s’est posée de scolariser mes enfants, j’ai réalisé que j’avais envie de leur donner le choix. Je me suis dit “je les ai guidés pour apprendre à marcher, je peux les guider pour apprendre à lire”. J’avais envie de le faire, et les sacrifices financiers que ça engendrait nous paraissaient en valoir la peine.

Je n’ai pas la moindre envie de dire du mal de l’école : je sais ce que je n’aime pas dans cette institution, mais je sais aussi que ce n’est pas simple à gérer et je ne suis pas là pour dire “moi je ferais mieux si j’étais à leur place”. J’ai juste envie de dire “moi j’ai le droit de m’en occuper et je le prends”.

Est ce que ça ne coute pas trop cher ? Est ce qu’il faut obligatoirement qu’un parent cesse de travailler ?

Le coût dépend de la méthode utilisée. Un cours privé par correspondance, ça peut revenir cher sur l’année, mais toujours moins qu’une école privée. Ensuite il faut acheter des livres, du matériel créatif, payer des sorties éducatives, des activités extra-scolaires… Quand on prend un cours par correspondance agréé par l’état, on a le droit à l’allocation de rentrée scolaire. Avec du unschooling par contre, on n’y a pas droit.

Mais il y a des moyens de ne pas dépenser des fortunes : les associations d’instruction en famille proposent des tarifs de groupe très intéressants et des réductions un peu partout.

Les livres peuvent se troquer ou s’acheter d’occasion. Le matériel créatif s’achète en gros par commandes groupées.

Sans oublier que si certaines dépenses sont liées à l’école à la maison, il y en a aussi plein que l’on évite du même coup : transports scolaire, cantine, liste de matériel obligatoire choisi par les enseignants, cartable…

Il faut de la disponibilité de la part des adultes référents, mais il n’est pas nécessaire que l’un des parents reste à la maison à temps complet. Il y a des parents qui sont à mi temps, parfois un seul, parfois les deux. Je connais une famille dont la maman travaille à mi temps, le papa à plein temps, et quand aucun n’est dispo c’est mamie qui s’en occupe. L’instruction n’est pas limité aux parents, non plus : l’oncle super fort en maths peut s’occuper de ça, le grand père qui dessine hyper bien peut donner les cours d’art…

Alors, oui, ça demande un aménagement. Avec deux parents qui travaillent à temps (très) plein, je ne pense pas que l’instruction en famille soit possible, ou alors avec les grands parents s’ils sont retraités par exemple.

Aussi : quand l’enfant grandit (adolescence) et qu’il est particulièrement autonome et habitué à fonctionner avec l’école à la maison, la présence de l’adulte devient moins nécessaire.

Et la socialisation alors ? Les enfants ne peuvent pas avoir de copains, sans école ?

La socialisation existe parfaitement sans collectivisation. Ce qui est important, c’est la variété, la qualité : inutile d’être au milieu de 30 autres enfants pour devenir un être sociable.

La socialisation proposée par l’école est moins naturelle que celle que vit l’enfant en dehors de celle-ci : les enfants sont classés par année de naissance, ils ont donc tous le même âge, et ils cohabitent avec ces mêmes camarades toute une année durant.

L’enfant en instruction en famille fréquente des enfants d’âges variés, et des adultes, dans tout un tas de contextes. Je pense que cette diversité permet une socialisation de bonne qualité car l’enfant apprend à s’adapter à tout le monde.

Concrètement, il suffit de s’inscrire à une association (il y a 40000 enfants instruits en famille en France) et les sorties proposées sont quasi quotidiennes, je n’imagine pas une seconde qu’on puisse se sentir isolé dans de telles conditions. A moins d’habiter dans un petit village ou de faire le tour du monde en bateau, c’est très simple. Mais quand bien même ! Il faut simplement veiller à sortir et vivre : les enfants, il y en a au parc, au cours de tennis ou de violon. Il y a les petits voisins, les petits cousins.

Voilà comment nos enfants se socialisent : ils ont recontré des enfants via mon travail (assistante maternelle), ils en rencontrent au parc ou dans les activités à l’extérieur (peinture etc…). Ils en connaissent via les associations. Ils rencontrent des gens quand on se promène, quand on va faire les courses. Je laisse Sann demander la baguette ou payer les courses régulièrement pour interagir avec des gens.

Elle est inscrite à un groupe d’échange d’art postal. Elle est aussi inscrite, à sa demande, dans une agence d’enfants mannequins, et passe régulièrement des castings où elle rencontre plein de gens. Elle a fait des pubs, et même du doublage de voix dans un film. Ces expériences sociales sont très enrichissantes.

Les occasions d’avoir une bonne socialisation, et des copains, sont nombreuses, il suffit de voir les choses différemment du cadre habituel de l’école.

D’ailleurs, aucune des filles n’est sauvage, au contraire. Elles vont facilement vers les autres, ne souffrent d’aucune timidité, et sont à l’aise avec des plus petits comme avec des adultes.

J’ai peur de ne pas avoir le niveau : après tout, enseignant, c’est un métier, non ?

Bien sûr oui, c’est un métier ! Seulement je crois qu’il y a quand même une différence entre enseigner à un gros groupe d’élèves (ce qui nécessite des compétences particulières) et enseigner à son (ou ses) enfant(s).

Son enfant, on le connait, on connait ses points forts et ses points faibles. On connait ses heures productives ou pas. On sait comment l’aborder pour que ça marche. On connait ses secrets, son caractère, son passé, sa nature. Tout ça facilite grandement la tâche !

Quant au niveau d’étude à proprement parler, je crois que c’est en fonction de comment vous le sentez, de votre confiance en vous. Si vous ne vous sentez pas sur le coup de faire du unschooling, vous pouvez opter pour un cours par correspondance privé ou public. Vous serez épaulé par des pros, vous et l’enfant, ça peut être rassurant. Enfin, vous pouvez aussi vous tourner vers un soutien dans un domaine particulier, quand ça vous dépasse : par exemple moi, je n’aime pas du tout les maths ! Et je sais que quand ça va se corser au lycée, je peux me tourner vers telle ou telle personne, ou même vers un étudiant qui a besoin d’argent de poche.

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Mais s’il ne se frotte pas à l’école, comment l’enfant va-t-il apprendre la frustration et les contraintes ?

Les contraintes ne sont pas limitées à l’enceinte des écoles (ça serait bien, hein ?). Les enfants ont des tas d’opportunités d’êtres confrontés à la frustration et aux obligations. Un jouet qu’on ne souhaite pas lui acheter. Un devoir d’écriture qui est particulièrement difficile. Maman qui n’a plus de pain de mie alors que c’est de croque monsieur qu’il avait absolument envie pour diner. Ce monsieur très mal poli qui l’a bousculé dans le bus. Le lacet de chaussure qui s’est cassé alors que le cours de tennis, c’est dans 10 minutes. La copine Valentine qui a dessiné sur sa feuille, au cours de peinture. Papa qui se sert de l’ordinateur alors qu’il voulait jouer à un jeu. Maman qui doit aller faire les courses et qu’il faut suivre, alors qu’on déteste ça. La chambre qu’il faut ranger. L’heure d’aller se coucher parce que la journée a été longue. La tâche de ketchup qui ne part pas sur son tee-shirt préféré…

Quels sont les avantages et les inconvénients de l’instruction en famille ?

Alors là, c’est vraiment propre à chacun !  Mais voilà les avantages que moi, personnellement, j’y vois :

– le respect du rythme naturel de l’enfant : se lever quand son horloge biologique le décide (et ça ne signifie pas forcément faire la grasse matinée, les miens se lèvent rarement après 8h). Manger quand on a faim, aller faire pipi quand on en a besoin. Se reposer ou faire une pause quand le corps et l’esprit le décident. Etre beaucoup moins souvent malade. Ne pas devoir rester assis trop longtemps.

Bon, ça, c’est en ce qui concerne l’enfant.

Après, en terme d’avantages pour la famille, il y a : prendre ses vacances hors saison et payer moins cher (et faire face à moins d’affluence aussi). Passer plus de temps ensemble. Etre moins stressés par les devoirs, les bulletins trimestriels, les passages d’une classe à l’autre, les agressions qui ont parfois lieu entre enfants dans les établissements, les dangers des jeux violents… Ce qu’on apprécie également, en tant que famille vegan, c’est de ne pas avoir à gérer la cantine qui ne veut rien savoir sur notre mode d’alimentation.

Les inconvénients… Honnêtement ? En toute franchise je n’en vois pas à ce jour. L’expérience est 100% positive pour nous à l’heure actuelle.

Mais, et si on n’a pas envie ? Et si on trouve que l’école, c’est bien ?

Et bien c’est ça qui est génial : on a le choix ! On le fait si on veut, si on peut, et sinon il y a l’école. Privée, publique, comme on préfère. On a le droit de décider d’envoyer son enfant à l’école. On a le droit de décider de ne pas le faire. C’est une grande chance, qu’il faut protéger.

Et les écoles alternatives, dans tout ça ?

Montessori, Freinet… Ces écoles sont très chouettes aussi ! Elles peuvent convenir à beaucoup de parents et d’enfants. Voici cependant pourquoi, nous, on a décidé de ne pas y faire appel : il faut quand même se lever le matin et se plier à un emploi du temps quotidien et à des contraintes comme les temps scolaires/les temps de vacances. En outre, cela coute vraiment très cher.

Il n’y a pas des contrôles, tout de même ?

Si, bien sûr ! Légalement, la mairie peut faire un contrôle tous les deux ans, pour relever les moyens mis en oeuvre pour l’instruction de l’enfant.

Il y a aussi, une fois par an, le contrôle de l’inspecteur académique, pour s’assurer qu’il y a une progression en fonction de la méthode utilisée et qu’au terme de la période d’obligation d’instruction, le socle commun des connaissances est maitrisé.

Parfois, ça se passe très bien, parfois aussi ça se passe très mal, souvent parce que les personnes chargées de l’inspection méconnaissent / ne respectent pas la loi et insistent pour faire passer des tests ou obtenir des renseignements qu’ils n’ont pas le droit de demander (feuille d’impôt etc…).

Nous ne seront soumis aux contrôles qu’à partir de cette année, donc personnellement, je n’ai encore aucune expérience à partager sur le sujet. Mais en ce qui me concerne, j’ai confiance, je ne vois pas pourquoi ça se passerait mal.

Ca doit prendre un temps fou, comment fais tu pour trouver du temps pour toi, ou pour faire autre chose ?

Au contraire ça ne prend pas beaucoup de temps, je trouve. Quand à l’école il faut faire rentrer le programme dans 36 semaines, 4 ou 5 jours par semaine… A la maison c’est autre chose : ici, on travaille indifféremment les weekend, la semaine, et on dispose de 52 semaines dans l’année. L’enfant n’ayant pas d’emploi du temps imposé, il est beaucoup mieux “disposé” à travailler souvent.

On n’est pas limité non plus par les horaires de la journée : Sann, par exemple, est plus productive à partir de 16 ou 17h. Il n’est pas rare qu’elle réclame  des maths à cette heure là et qu’elle abatte énormément de travail “parce que c’est le bon moment pour elle”.

Enfin, un étudiant dont l’enseignement est individuel aura besoin de moins de temps de travail que dans une classe où le professeur doit enseigner simultanément à 20 ou 30 personnes. En moyenne, les études estiment que l’enfant qui pratique l’instruction en famille a besoin de 2 à 4 fois moins d’heures de travail pour faire la même chose que s’il était à l’école. C’est logique, puisqu’il est seul.

Alors… Du temps pour moi j’en ai pas mal, je n’ai pas à me plaindre. J’ai mille choses à faire bien sûr, mais s’il y a bien une chose qui me prend du temps c’est le ménage à la maison (comme tout le monde ?), pas l’école !

Ca me tente, mais je ne sais pas comment faire face aux pressions et aux critiques.

Encore quelque chose d’assez personnel. Chacun gère les critiques à sa façon, selon son caractère et son vécu.

Je sais que moi, c’est le dernier de mes soucis, les critiques, dans la mesure où elles ne sont pas fondées. Les gens ont le droit de ne pas être d’accord, et je respecte ça. A partir de là, ce n’est donc pas important si je reçois des réflexions : je ne suis pas responsable de ce que mon choix crée comme sentiment chez les autres. Je n’embête personne, je n’ai donc pas de culpabilité.

Et je crois que c’est comme ça qu’on vit bien les choses, face à la critique. Et puis, il faut être sûr de soi. Si on doute, l’autre le saura, et comment faire respecter un choix en lequel on ne croit pas vraiment ?

Concrètement, c’est quoi une journée type ?

Là encore, c’est très variable en fonction de la méthode, de la famille, de l’enfant… Et j’aime d’ailleurs penser qu’il n’y a pas de journée type.

Ici, Sann qui est au niveau CP vit ainsi :

– elle se lève, déjeune et ensuite c’est un peu comme elle le sent : elle s’habille (ou pas !), et au choix regarde des dessins animés, demande à travailler ou joue avec ses jouets.

Les séances de travail sont soit demandées par elle, soit je les lui propose. Parfois, elle peut ne pas vouloir travailler pendant 4 jours de suite, et parfois elle passe une demi journée à ne faire que ça et termine 2 devoirs et des tas de pages d’exercices.

Je ne m’inquiète jamais de sa régularité car je vois bien qu’au final, le travail est fait, les progrès sont là, et le programme est bien souvent bouclé en avance au bout du compte.

Mais est ce que ça marche ? Que deviennent ces enfants, un fois adultes ?

Oui, ça marche super bien ! Il y a sur internet, des tas de récits d’enfants qui sont ou ont été instruits en famille, et qui racontent leur expérience. C’est presque systématiquement positif. Je le sais, car quand j’ai dû faire ce choix j’ai cherché activemment des avis négatifs, et c’est rare. La seule fois où j’ai vu des enfants décider d’aller à l’école parce qu’ils en avaient marre de faire l’école à la maison, la maman jouait à la maitresse super rigide dans une ambiance quasi militaire. Je peux les comprendre, pas vous ?

Il y a des gens célèbres qui ont fait l’école à la maison, et qui ont eu ensuite des carrières brillantes : Blaise Pascal, André-Marie Ampère, Pierre Curie, Marguerite Yourcenar, Jean d’Ormesson, Luc Ferry, Maud Fontenoy, Thomas Edison, Agatha Christie, Orson Welles, Venus et Serena Williams… Alexandre Astier, le créateur de la série “Kaamelott”, instruit ses enfants en famille.

 

Bien sûr, vous pourrez dire, et vous aurez raison, que parfois aussi ça se passe mal. Il y a des parents malveillants, il y a des abus, des enfants isolés, des sectes. Mais tout comme il ne faut pas dire que l’école ne convient à personne, il ne faut pas dire non plus que l’IEF, c’est la porte ouverte à tous les abus.

Nous, parents qui aimont faire ça sérieusement, nous n’y pouvons pas grand chose. C’est le rôle des contrôles de la mairie et de l’inspection académique. Mon avis sur l’école à la maison, il est bien entendu que je le donne dans la mesure où les choses sont bien faites, dans le respect de tous et des besoins de chacun, et dans le cadre de la loi.

J’espère avoir répondu à vos interrogations, si vous en avez d’autres, n’hésitez pas !

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18 Comments

  • Reply cynthia- Freaky Family June 27, 2014 at 05:50

    Super cet article , je l’attendais avec impatience car comme tu le sais je me tâte à sauter le pas !
    Bravo pour avoir pris le temps de répondre à autant de questions même si personellement je m’en pose encore beaucoup. Je pense que je vais essayer de me renseigner par moi même et je vais finir par t’envoyer un mail pour qu’on discute de tout ça lol 😉

    • Reply Daljaa June 27, 2014 at 07:48

      Merci 🙂 Ben oui si tu as encore des questions n’hésite pas y a pas de problème 😉

  • Reply Loïs June 27, 2014 at 05:53

    Très intéressante cette réponse aux questions !! Franchement tu données envie de choisir ce mode pour nos enfants !!
    Merci et à bientôt 🙂

    • Reply Daljaa June 27, 2014 at 07:48

      Merci à toi c’est gentil ! 🙂

  • Reply Milouze June 27, 2014 at 09:26

    Toujours intéressant de te lire !
    Je suis un peu fan de ton blog en fait ;D

    • Reply Daljaa June 27, 2014 at 09:48

      Haaan mais tu vas me faire gonfler les chevilles encore plus que la grossesse 😀
      Merci c’est super gentil de ta part 🙂

  • Reply panaka62 June 27, 2014 at 10:42

    sympas ce questionnaire, ça permet de mieux connaitre l’école à la maison, merci pour ce partage.

    • Reply Daljaa June 27, 2014 at 11:59

      Merci, et tant mieux si ça peut être utile pour donner quelques infos sur le phénomène 🙂

  • Reply Elsa Saône June 27, 2014 at 11:13

    Je découvre cet article grâce à la Une HelloCoton, j’en profite pour lire le premier volet d’abord. Je les trouve tous les deux très biens fait. Même si la question ne se pose pas pour notre fille (qui a 8 mois), je trouve ton choix éclairé et sans jugement.
    Pour mon point de vue d’élève, ce que je vois de bien avec l’IEF contrairement à l’école ce sont les apprentissages au moment voulu et demandé par l’enfant. Je me souviens trop des soirs où je rentrais à la maison en demandant à ma mère “Mais pourquoi la maîtresse elle dit que les nombres en dessous de zéro ça n’existe pas ?” et ma mère de devoir m’expliquer que oui ça existe, mais que pour l’instant ce n’était pas au programme de ma classe. C’était assez frustrant finalement.

    • Reply Daljaa June 27, 2014 at 12:10

      Oui je suis particulièrement d’accord avec toi. C’est le gros inconvénient avec un programme malheureusement, puisque ça ne colle pas forcément avec les besoins et les envies des enfants sur le moment. Mais difficile de faire autrement, dans le cadre de l’école, je peux comprendre.
      Peut être que c’est là que les parents peuvent intervenir, d’ailleurs, en proposant ensuite à la maison, ce qui intéresse l’enfant mais ne fait pas partie du programme 🙂
      Merci d’avoir soulevé ce point 😉

  • Reply Manganèse July 1, 2014 at 15:12

    Vraiment merci pour ce second article ! J’y trouve beaucoup de réponses à mes interrogrations et je suis de plus en plus attirée par l’IEF. J’ai encore le temps de me décider puisque mon fils n’a que 7 mois mais plus je m’y prépare tôt mieux ce sera je pense.
    En fait il n’y a plus grand chose qui me fait douter, il y a ma tendance à être une mère poule et ma peur d’en devenir étouffante. Mais j’en suis consciente et on a plutôt un bon équilibre dans notre couple, je sais que je peux compter sur le papa pour me freiner un peu. Et puis il y a une bête peur de sortir des sentiers battus. De ne pas faire “comme tout le monde”. C’est une peur un peu floue même pour moi donc j’ai encore du mal à savoir de quoi j’ai peur précisemment. J’ai quelques années pour y travailler 🙂
    Et il faudra aussi revoir nos vies professionnelles. Impossible de rester dans mon boulot actuel qui ne peut être fait qu’à temps plein. Ce n’est pas gênant, je dois dire que j’en ai un peu marre de ce boulot… Mais que faire d’autre ? Là est la grande question…

    Bref, j’arrête de raconter ma vie et te remercie encore pour cet article ! Je suis ravie d’avoir trouver ton blog, tout m’intéresse (je glisse doucement du côté vegan de la force aussi ^^)

    • Reply Daljaa July 1, 2014 at 17:55

      Merci de ton témoignage, c’est intéressant de voir que finalement on doute toujours quand il faut prendre cette décision 🙂 Mais en effet tu as pas mal de temps devant toi pour réfléchir et approfondir le sujet, et être confiante quand tu feras ton choix.
      Ce que tu dis me fait penser à moi, quand je suis devenue maman de ma grande : la maternité peut changer énormément une personne, et j’ai aussi à ce moment là fait des choix de vie différents… C’est avec sa naissance que j’ai commencé à revoir mon alimentation par exemple, et mes projets pro.
      A bientôt et bonne réflexion 😉

  • Reply Janet BESANÇON August 6, 2014 at 06:55

    Merci pour ton article et bravo pour vos choix : École à la maison et végans !
    Nous avons 4 enfants et nous sommes des voyageurs du monde,
    Nous allons commencer les cours par correspondance en caravane car nous allons faire le tour des
    site classés par l’UNESCO en Australie.
    J’ai juste un peu la trouille car mon deuxième enfant (5 ans) est du genre à aimer zéro contraintes, il a du mal aussi à rester en place…
    En plus, comme J,étais enceinte et que j’avais ma toute petite fille encore très jeune, j’ai mis mes enfants
    à l’école en Malaisie ou nous venons de vivre deux ans…
    Pas facile car, ici, il est autorisé de taper les garçons à l’école.
    Mon petit garçon s,est donc pris des coups dans deux écoles différentes.
    Il se braque très vite et même quand nous ne faisons que quelques minutes d’apprentissage des lettres, ça le gonfle au plus haut point, il n’a qu’une envie :
    prendre se jambes à son cou…
    Je pense que nous allons nous aussi prendre le cours Pi, un enfant en CE2 et l’autre en grande section.
    Je partagerai mes expériences sur mon blog : FROGGIJANE
    Merci encore pour le partage de ton expérience.
    PS : nous sommes aussi vegans.

    • Reply Daljaa August 8, 2014 at 08:54

      Merci pour ton expérience 🙂
      Mince alors, se faire frapper à l’école !
      Ma grande n’aime pas non plus les contraintes. Pour ton petit, tu as essayé de le laisser tranquille quelques mois ? J’ai souvent lu que c’est ce qui était nécessaire en cas de déscolarisation lorsque ça s’est mal passé. Qu’il faut couper les ponts pendant un temps avec le scolaire, les laisser retrouver le gout d’apprendre.
      A 5 ans, il a le temps peut être ? Beaucoup d’enfants qui pratiquent le unscooling n’apprennent à lire que vers 8 ou 9 ans.
      Je vais suivre tes aventures en tous les cas, et bravo pour le véganisme 🙂

  • Reply Velvet September 26, 2014 at 08:13

    Super bravo, moi je suis heureuse d’en apprendre plus sur toi par le biais de cet article <3

    • Reply Daljaa September 26, 2014 at 08:51

      Merci ! Je suis contente que ça t’ai plu 🙂

  • Reply Lisa March 4, 2015 at 15:05

    Bonjour,
    J’ai un peu parcouru ton blog et si j’ai bien compris, tu pratiques aussi bien l’unschooling que l’apprentissage formel (avec les cours par correspondance de PI)? Il est vrai que l’unschooling “à temps plein” me fait un peur, je crains de ne pas avoir assez confiance et de gêner mon pti gars dans son développement donc pratiquer un peu d’apprentissage formel me rassurerait peut être…
    En tout cas merci pour tes articles, ils me motivent, reste plus qu’à convaincre le papa ;)!!

    • Reply Daljaa March 4, 2015 at 17:15

      Coucou ! Oui on utilise les cours Pi. C’est le programme officiel, mais en moins triste ou rigide que d’autres cours par correspondance. En CP par exemple il y a 36 devoirs par an. C’est peu, j’ai vu des cours où il y en a le double ou le triple. On fait à notre rythme. Je pensais faire du unschooling, c’est ma fille qui était demandeuse de cahiers, donc je me suis dit tant qu’à faire… Mais on fait également beaucoup d’informel, je ne crois pas qu’on puisse se dire “on fait les cours par correspondance et basta, rien d’autre à côté”. Surtout qu’elle a énormément de temps libre ! On ne travaille que 1 heure par jour, parfois 2.

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